Mois: mai 2013

La vidéo du mercredi (postée un jeudi ..)

Ryan Gosling n’est pas qu’un acteur émérite  non non il est aussi chanteur. Je vous poste aujourd’hui une chanson de son projet musical « Dead man’s bones » que j’aime beaucoup. Voici Name in stone et son refrain très entraînant.

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Only god forgives

On l’annonçait comme extrêmement violent, scénaristiquement simple et esthétiquement incroyable. Voici ce que j’ai entendu avant d’aller voir le nouveau film de Nicolas Winding Refn, réalisateur du formidable Drive. Son nouveau bébé, on l’adore ou on le déteste. Je fais surement partie de cette première catégorie.

Synopsis (il est vrai peut être simpliste) : À Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue. Sa mère, chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des États-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers. Julian devra alors affronter Chang, un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics.

 » Dans ‘Only God Forgives’, il ne s’agit pas de comprendre, il s’agit de croire” voici ce que dit NWR à propos de son nouveau film. Il est vrai que j’en suis ressortie plutôt déroutée, pas très sûre d’avoir compris l’histoire. La vraie surprise de ce film c’est bel et bien Kristin Scott Thomas qui est incroyable en tant que patronne sans scrupules. Ryan (pour les intimes), toujours aussi charismatique (question à part, il n’y a que moi qui a été troublé par ses yeux lors des gros plans sur son visage .. ?) joue un Julian impuissant et faible (tant sexuellement que psychologiquement) complètement écrasé par sa môman un poil imposante. Pendant tout le film on le voit en quête de rédemption et essayer de laver le sang présent sur ses mains.

Côté violence .. je m’attendais à pire. Vraiment. Oui le film est violent mais énormément de scènes sont suggérées, j’ai caché mes yeux seulement pendant une scène de torture plutôt extrême (pour vous dire un gars se fait crever les yeux avec des baguettes ..). Néanmoins j’ai été surprise de voir que le film s’est fait huer à Cannes lors de la séance presse. Tarantino est tout aussi violent et ça ne choque plus personne. De plus, Drive c’est loin d’être les bisounours ..

Esthétiquement parlant .. Le film est éblouissant. Chaque plan est travaillé et soigné. On ne peut qu’admirer les décors et la lumière. La façon de filmer de NWR dans les couloirs de l’hôtel et dans le bordel est impressionnante  Lent, flippant mais fascinant à la fois. De plus, la BO ajoute un côté très peu rassurant.

Dans cette quête de rédemption et du pardon de Dieu (puisque la question est là au final), Julian, le personnage de Ryan Gosling, est frappant, à la fois détestable mais aussi attachant. Ce film est fort, violent mais ne laissera personne indifférent.

Le conseil de JFMC : N’énervez pas un mec avec des baguettes.

Mon avis : ☆☆☆☆

Gatsby el magnifico (oui je le fais en espagnol)

Me revoilà pour une petite critique cinématographique. J’ai enfilé mes lunettes 3D, j’ai fait un trou dans mon porte monnaie (8,60 la place au Gaumont ça fait mal) et je suis partie voir Gatsby le magnifique avec mes amis. Film d’ouverture de cette 66ème cérémonie de Cannes, Gastby c’est un peu le film dont tout le monde parle en ce moment et il y a de quoi.

Le synopsis made in Allociné : Printemps 1922. L’époque est propice au relâchement des mœurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s’installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C’est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d’absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

Baz Luhrmann est surement l’un des cinéastes qui me fait le plus rêver en ce bas monde. J’aime les univers qu’il arrive à créer dans ses films et pour le coup je n’ai pas été déçu. Il a mis les moyens et ça se voit ! L’australien nous envoie dans un univers parallèle où le charleston et le whisky sont rois. Côté casting, il n’y a pas vraiment de quoi faire la fine bouche. Leonardo DiCaprio, Tobey McGuire (que j’ai été heureuse de retrouver et qui est pour moi le personnage central du film) et la sublime Carey Mulligan. Cette adaptation du best-seller de F. S. Fitzgerald se révélait parfaite pour le cinéaste australien. Un film sur les années folles des Etats Unis, de l’alcool et la musique à gogo et une histoire d’amour. Les ingrédients que l’on retrouve aussi dans Moulin Rouge.

Néanmoins, le film met du temps à décoller, même si ce long début semble obligé pour poser l’histoire et l’intrigue (mais qui est ce mystérieux Gatsby ?).  Tout au long du film, j’ai pu observer de nombreuses longueurs qui m’ont fait décrocher du film plusieurs fois (par exemple la première fête). Aussi, je ne trouve pas la 3D nécessaire et Dieu sait ô combien je n’aime pas les films en 3D.

Mais le succès de Gatsby tient en trois points. Son casting et ses personnages attachants, ses effets spéciaux qui ne s’arrêtent jamais et qui vous font tourner la tête et bien sûr .. Sa BO irréprochable. C’était un pari risqué d’utiliser de la musique à contre emploi. Un peu à l’image de Marie Antoinette de Sofia Coppola, utiliser du Jay Z et Beyoncé pour parler d’un film qui se passe dans les années 20 c’est fou mais réussi. Et tout ça agrémenté d’une magnifique chanson de Florence Welch et d’une autre de Lana Del Rey. Qu’on aime le film ou non, cette BO ne peut laisser personne indifférent.

Un conseil : N’énervez jamais un monsieur qui porte un pic à glace, ô grand jamais.

Mon avis : ☆☆☆☆☆