Mois: mars 2014

Monuments Men, pourquoi il ne faut pas aller voir le nouveau Clooney

George Clooney signe son cinquième film basé sur un événement peu connu de la seconde guerre mondiale. Coïncidence du calendrier, il sort en même temps qu’un autre film « Diplomatie » de Volker Schlöndorff qui traître du même sujet. Le premier parle d’une bande joyeux lurons qui veulent sauver les œuvres volées par les nazis, le second aborde la destruction programmée de Paris et de ses monuments par Hitler. Inspiré d’une histoire, ce film se révèle plutôt vide et sans aucun suspens ou ambitions.

Le pitch : En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité …

Une idée prometteuse transformée en une sorte de remake raté de Ocean’s Eleven. Le spitch donnait pourtant envie, le casting encore plus ! Mais illustrer des soldats pas vraiment soldats sur leur passion pour l’art. Une passion tellement importante qu’ils sont prêts à donner leur vie pour des œuvres n’est pas chose aisée. La réalisation, pas désagréable n’a rien d’exceptionnel et ne réussit par à cacher le gros manque du film : le scénario. Tout au long du film, on se demande où Monsieur What Else veut aller. Le film tourne en rond, le suspens est inexistant et à la fin on se dit : Tout ça pour .. ça ? Cate Blanchett en française qui ne parle pas français, trop de voix off, un mélange raté entre comédie et film historique .. C’est certainement le film le plus mauvais de George Clooney. Je ne recommande pas du tout.

Veronica Mars, le film

Il y a déjà sept ans, les fans du monde entier pleuraient devant l’arrêt brutal de la série Veronica Mars. Le 13 Mars 2013, Rob Thomas, son créateur, et quelques acteurs se lançaient dans un projet un peu fou. Réunir deux millions de dollars sur le site de projets participatifs Kickstarter et faire un film, une sorte de conclusion que les fans n’ont pas eue. En seulement dix petites heures, le nombre sera atteint. Au final, 5,7 millions de dollars seront récoltés par un peu moins de 100 000 donneurs.

Aux Etats-Unis, le film est sorti dans les cinémas vendredi dernier. En France, c’est seulement en VOD que le film est disponible.

Je fais partie des fans de cette superbe série arrêtée trop brutalement. Plus jeune, je ne manquais alors aucun épisode sur M6. J’étais passionnée par cette série, envoûtée. J’ai toujours été impressionnée par sa qualité d’écriture et la justesse des acteurs. Bien sûr, en tant qu’ado pré-pubère, j’étais aussi gaga de la relation entre Veronica et Logan. J’attendais donc ce film avec grande impatience.

Le film se déroule neuf ans après l’arrêt de la série. Veronica a quitté Neptune pour devenir avocate à New York. Elle s’est également remise avec Piz depuis peu. Mais Neptune la rappelle pour reprendre son rôle de détective et aider Logan accusé de meurtre. Voilà le pitch, simple et efficace. Le film commence doucement, il résume peu à peu les trois années de la série. On retrouve quasiment tous les personnages et on apprend ce qu’ils sont devenus. Bizarre, bizarre, ils n’ont pas quitté la petite ville de Neptune.

Mais dans ce film, c’est Kristen Bell qui offre le meilleur : Veronica Mars, toujours la même. Ironique, déjantée, intelligente et toujours dans une relation ambiguë avec Logan. La relation avec son père livre des moments touchants d’une complicité qui n’a pas disparu au fil des années.

Côté intrigue, comme je l’ai dit précédemment, ce n’est pas digne d’un Oscar. Sans surprise, elle repose sur les anciens élèves et leur passé. Mais que serait Veronica Mars sans ses répliques cultes ? Soyez rassurer, Rob Thomas s’est fait plaisir et le scénario est truffé de réplique made in Veronica. Le film aborde aussi un côté plus sérieux, une sorte de recherche d’identité. Veronica est tiraillée tout au long du long-métrage.

De plus, quelques célébrités font leur apparition. Jamie Lee Curtis et surtout James Franco dans une scène déjà culte. Vous l’aurez compris, pour des fans de la série ce film fait forcément plaisir. Il met enfin à terme à une série qui n’a pas eu de fin. Drôle, intelligent et touchant ce film est loin d’être désagréable et peut être visionné si vous suivez la série ou non.

Je veux comprendre .. la situation en Ukraine

Historiquement parlant

L’histoire de l’Ukraine est un peu atypique. Le pays a toujours été séparé en deux, suivant à peu près le court du fleuve Le Dniepr. A l’ouest, le pays a toujours été dominé par les différents pays européens. A l’est, c’est la Russie qui s’est emparé de cette partie du pays. Aujourd’hui, l’est du pays est très majoritairement russophone. En 1922, après une très courte indépendance, l’Ukraine fait partie de l’union soviétique. Elle est très importante pour la Russie, puisqu’elle est considérée comme son « grenier » et l’endroit idéal pour l’industrie. En 1991, l’URSS s’écroule et l’Ukraine devient de nouveau indépendante. En 2004, Viktor Ianoukovitch est élu président. L’élection sera dénoncée comme frauduleuse par ses adversaires Viktor Iouchtchenko et Ioulia Timochenko. C’est ainsi que débute la « révolution orange« .

Le cas de la Crimée

La Crimée est aussi un cas spécifique. Il ne s’agit pas d’une simple région mais d’une  république autonome. Annexée à l’Ukraine en 1954 par Khrouchtchev, elle jouit d’un statut particulier après la chute de l’URSS. Elle possède son propre parlement, sa propre constitution et peut gérer son budget comme elle le souhaite. De plus, sa capitale Sébastopol, accueille la flotte russe. La population de cette région est majoritairement russe.

Novembre 2013

Viktor Ianoukovitch, revenu en 2010 au pouvoir, tourne le dos à un rapprochement du pays avec l’Union européenne. Des Ukrainiens pro-européens investissent la place de l’Indépendance (autrement dit, la place Maïdan). Cela deviendra le symbole de la révolution actuelle.

Janvier 2014

Le Parlement Ukrainien vote une loi restreignant le droit de manifester après de nombreux rassemblements sur la place Maïdan. Cela ne stoppe pas les manifestants qui viennent de plus en plus nombreux de toutes les parts du pays. Des Ukrainiens meurent dans les affrontements. Le Premier ministre démissionne à la fin du mois.

Février 2014

Les affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants deviennent, de plus, en plus meurtriers. À la fin du mois, un accord est signé entre les opposants et le gouvernement pour des élections anticipées et un régime parlementaire. Timochenko est libéré, Ianoukovitch s’enfuit du pays en dénonçant un « coup d’état ».

Mars 2014

Vladimir Poutine prévoit d’envoyer son armée en Crimée où la situation devient, de plus, en plus, tendue. Les Etats-Unis et l’Union européenne condamnent la violation du droit international.

La situation en Ukraine est bien difficile. D’un côté, le pays crie à l’indépendance et ne veut plus subir le régime de Vladimir Poutine, d’un autre côté le pays ne serait subsister sans son pays voisin. La Russie fournit à l’Ukraine une grande partie de son gaz à un prix réduit. Le pays, en crise économique, ne pourrait continuer à vivre sans cette aide.