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Cet été, je pars faire du Wwoofing

Je rêvais d’en faire, c’est parti. En aout 2014, je pars avec deux amies dans la campagne anglaise pour travailler dans une ferme bio !

  • Le wwoofing c’est quoi ?

Allez, petit cours pour enrichir ta culture générale (et la mienne par la même occasion). Le wwoofing (working weekends on organic farms) est un terme qui arrive tout droit de nos voisins britanniques. En 1971 Sue Coppard, une secrétaire londonienne en manque de nature, contacta des fermes pour leur proposer ses services. Elle trouva quatre compagnons grâce à une petite annonce dans le journal et se rendit dans une ferme bio-dynamique dans le Sussex. Ce fut un succès et beaucoup de fermiers décidèrent d’ouvrir leur porte pour accueillir des travailleurs de tout horizon. Aujourd’hui, le concept a évolué tout comme son nom, wwofing signifie à présent : « World wide opportunities on organic farms » (offres d’emploi mondiales dans les fermes bio) même si les travailleurs ne vont pas toujours dans des fermes et ce n’est pas toujours bio !

(j’ai pris une image un peu beauf parce que quand même ..)

  • Un esprit convivial et sympatoche.

Je pars aussi faire du wwoofing pour l’esprit. Que l’on soit un expert en tondeuse à gazon et en construction de cabane ou geek qui n’a jamais été au-delà du périph’, vous serez le bienvenu ! La base est l’échange. On peut le voir sur le site du wwoofing, la majorité des personnes inscrites sont citadines ! Un toit et des repas contre un boulot. Il ne faut pas partir dans l’esprit vacances, les doigts de pied en éventail. Vous aurez quand même du moment libre (dans la famille où je vais, mes week ends sont totalement libres et on peut faire ce que l’on veut). Le principe du wwoofing est aussi de faire découvrir le côté bio, plus respectueux de l’environnement. Pour ma part, je n’aurais pas pu partir dans une ferme qui n’a pas une agriculture biologique. La magie du wwoofing est aussi de découvrir des endroits peu connus, dans une campagne reculée. Une aubaine pour les hôtes qui peuvent voir de nouveaux visages issus du monde entier.

  • Comment faire du wwoofing ?

C’est très simple, il suffit de vous inscrire sur un site destiné au wwofing et de payer l’adhésion. Voici le site de wwoofing France si vous voulez travailler en France www.wwoof.fr. Moi je me suis inscrite avec le site workaway.info

Et toi, as-tu déjà fais du wwoofing ? Raconte ton expérience !

Harcèlement de rue, parce qu’il faut dire non.

Il y a tout juste un an, j’allais voir les résultats du bac avec mes amis. Nous prenions le bus vers le lycée où la fameuse sentence nous attendait. Il faisait chaud, très chaud, j’avais donc mis une combishort pour l’occasion. En plus, on se faisait une après-midi piscine par la suite. Le bus était bondé, nous nous mettons au milieu. C’est alors qu’un homme âgé d’une cinquantaine d’années arrive vers nous, se rapproche, trop. Il commence à se frotter à moi, machinalement, je le repousse en lui adressant un regard noir. Personne ne dit rien. Il revient, cette fois-ci plus insistant. Je le pousse violemment et commence à m’insurger : « Vous me prenez pour quoi, je suis pas votre chienne ! Arrêtez immédiatement de vous frottez. Je mets un short si je veux ». Il me regarde, interdit. Un silence pesant se fait entendre dans le bus bondé. Tout le monde nous regarde, personne n’ouvre la bouche. Finalement, une dame me proposera sa place avec un sourire de compassion.

afp.com/Francois Guillot

Cette anecdote n’est pas la seule qui m’est arrivée, une main aux fesses dans la rue, des sifflements trop insistants, des coups de klaxon en passant, des frottements dans le métro, des insultes. Toutes les femmes citadines connaissent cela. 1 femme sur 4 a peur dans la rue. Ce constat est effarent. Selon l’INSEE, 20% des femmes de 18 à 29 ans disent se faire injurier au moins une fois par an dans la rue. Les femmes doivent-elles sortir dans la rue en gommant toute trace de féminité pour ne pas se faire embêter ? Au revoir, les jupes, décolletées, talons hauts ?

Mais que faire ? Comment réagir ? 

Plusieurs initiatives ont été crées pour alerter la population autour de ce harcèlement de rue. Sur twitter le hashtag #Safedanslarue a été lancé en février dernier où chaque femme témoignait de son expérience. Il y a quelques mois, dans les rues de Paris la zone « anti relou » fut inauguré dans le XIème arrondissement. La seule solution contre ce harcèlement : en parler autour de soi. Ce n’est pas en taisant ce phénomène qu’il se calmera. Je vous conseille aussi le magnifique film de Mohamed Diab « Les femmes du bus 678 » qui aborde le thème du harcèlement sexuel en Egypte. Un film très beau, au scénario bien ficelé et qui fait réfléchir.

Et toi, des situations du même style te sont-elles arrivées ? Raconte !