Séries TV

Les meilleurs génériques de Séries TV

True Detective, un générique esthétique.

Cette pépite signée HBO, pour ne pas changer, aborde l’histoire d’une sordide enquête criminelle basée sur 17 ans d’intervalle. La chanson qui rythme ce générique tout aussi qu’étrange que prenant, est écrite par The Handsome Family. L’univers glauque et sombre d’une Louisiane perdue ressort avec ses images étranges et psychédéliques. De plus, le duo d’acteurs Woody Harrelson et Matthew McConaughey ne donne qu’envie de plonger dans cette histoire.

Dexter, le malaise

Personne n’a oublié cette série lancée en 2006 et incarnée par l’exceptionnel Michael C. Hall ! Ce générique plutôt .. sanglant, représente des gestes quotidiens de la matinée. Un regard flippant, des plans froids, une musique un tantinet légère. Ce générique, comme la série provoque le malaise. Est-il si malsain d’éprouver de la sympathie pour un serial killer ?

True Blood, le vintage.

Le générique de True Blood rappelle étrangement celui de True Detective. Normal, ses deux séries sont tournées en Louisiane. Un générique vintage qui n’aborde pas le sujet principal de la série : les vampires mais qui impose son atmosphère. On y voit toutes sortes d’extrêmes qui jonchent l’état du sud : la religion, ses animaux sauvages, la violence ainsi qu’un certain côté prédateur. La musique quant à elle est signée Jace Everett.

Six Feet Under, la mort douce.

Six Feet Under est surement l’une des meilleures séries du début du XXIème. Dans ce générique le sujet lourd, une famille qui tient une entreprise de pompes funèbres, est empreint d’une certaine douceur avec la musique de Thomas Newman.

Mad Men, 

Tout est fort dans le générique de Mad Men. Sa musique, ainsi que son esthétique. Plongé dans une entreprise de publicité des années 60, ce générique représente la chute de son personnage principal. Entre slogans accrocheurs « Profitez de ce que l’Amérique a de mieux à vous offrir » et rappel de La Mort Aux Trousses la musique de RJD2 apporte le côté sombre.

Desperate Housewives, le générique qui parle des femmes.

Le générique de Desperate Housewives, désormais cultissime, aborde la condition des femmes tout en détournant des œuvres d’art. On passe de la femme soumise aux taches ménages, à celle puissante et dominatrice.

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Broadchurch

Marre de la compétition de Top Chef ou d’un énième épisode de Joséphine Ange Gardien ? Je te propose Broadchurch. En plus d’être britannique, cette série est franchement pas mal.

Broadchurch n’est pas une simple énième série policière. A l’image de The Tunnel (adapté de la série suédo-danoise Bron/Broen) l’enquête menée par un tandem de policier met une saison entière pour être résolue, soit huit épisodes. « Le succès de ces séries a poussé nos chaînes à produire des œuvres atmosphériques, patientes et souvent dures, mais mes influences viennent plutôt des créations de Steven Bochco et de Twin Peaks » confie le créateur. Un pitch qui peut paraître banal, mais pourtant une série plus que prenante « Une petite communauté se retrouve sous les projecteurs des médias après la mort d’un petit garçon. Deux enquêteurs sont chargés de résoudre cette affaire délicate, tout en essayant de garder la presse à distance et de préserver le tourisme. Face à un tel drame, les habitants commencent à s’épier les uns les autres, faisant remonter à la surface bien des secrets. » En plus de l’enquête des deux policiers, la série traite les conséquences du drame sur la famille du garçon ainsi que sur la communauté. Dans ce village, tout le monde finit par suspecter son prochain. Son créateur, Chris Chibnall, ancien scénariste de l’excellent Doctor Who a réussi à instaurer une atmosphère extrêmement pesante mêlant le voyeurisme à la psychologie. C’est ici que se trouve la force de Broadchurch. Cette tragédie appelle à l’empathie ainsi qu’au réalisme. Tout n’est pas rose, tout n’est pas noir. Notons aussi la sublime prestation d’Olivia Colman.

Le succès sur la chaîne anglaise ITV a été tellement fulgurant que cette dernière a décidé de commander une seconde saison. Un remake se prépare aux Etats-Unis avec toujours David Tennant (10ème docteur dans Doctor Who) dans le rôle d’Alec Hardy. Côté français, France Télévision a acquit les droits pour sa propre version mais préfère d’abord voir les échos de la diffusion de l’original pour se lancer dans la production.

As-tu vu Broadchurch ? Comptes-tu regarder ?

La série du jour : Girls.

Aujourd’hui je voulais vous parler de la série Girls et surtout de cette incroyable réalisatrice/scénariste et actrice qu’est Lena Dunham. Jamais entendu parler ? Pourtant, cette autodidacte fait un véritable succès outre-Atlantique. Un physique il est vrai peu avantageux, une vision très crue du sexe, un humour hors norme c’est surement ainsi que je définirais cette newyorkaise âgée de seulement 26 ans. Né de parents artistes, un père peintre et une mère photographe, elle étudie l’art jusqu’en 2008 à l’école d’Oberlin dans l’Ohio. Bien loin des paillettes il est vrai. Elle réalise pourtant deux longs métrages qui ont connu quelques succès dans des festivals de films indépendants. C’est pourtant Judd Apatow, le roi de la comédie pas nunuche qu’elle considère comme son « deuxième père », qui l’aide à lancer et produire cette idée folle : Girls.

Mais Girls, c’est quoi ? C’est l’histoire de quatre filles, paumées, dans le monde des adultes. Hannah veut devenir écrivain mais reste pour le moment l’éternelle stagiaire, Marnie est la « garce » très sûre d’elle, Jessa est l’hippie qui rêve de travailler dans l’art et Soshanna est la vierge naïve et pleine de vie. La série suit donc l’histoire de ses quatre « girls » à travers l’impitoyable ville de New York. Tout commence sur un dîner entre Hannah et ses parents qui décident de lui couper les vivres. S’en suit alors un discours digne d’un homme politique « Je pense être en toute objectivité le porte parole de ma génération .. ou du moins un porte parole d’une certaine génération ». Cela est dit.

Malgré les faibles audiences de la série, Lena Dunham fait pourtant un véritable succès au pays de l’oncle Sam. Pour exemple, aux derniers Golden Globes ainsi qu’aux Emmy Awards la jolie demoiselle de Brooklyn est reparti avec le prix de la meilleure actrice et de la meilleure série comique. Elle a aussi fait une publicité (ici) pour la ré-élection de Barack Obama où elle comparait tout simplement le fait de voter à un dépucelage. Classe.

Et bien sûr, qui connait Girls, connait parfaitement l’anatomie de Lena Dunham. Son corps d’anti-mannequin ? Elle s’en moque et dans la série cela devient presque burlesque. Elle joue de ce corps, de ses clichés et montre le sexe d’une manière plutôt .. crue je dirais. La série est cependant presque auto biographique, on suit les aventures d’elle et ses amis à New York sans vraiment d’intrigue. Même, la jolie blonde qui joue Jessa est en réalité une de ses plus proches d’amies qu’elle a rencontré à l’école !

Pour conclure : Girls c’est une belle série, drôle, sans prise de tête, réalisée, écrite et jouée avec brio par Lena Dunham. Une personne à suivre !

Mon avis : ☆☆☆☆